25/11/2012

Chapitre 80 : Rei

Rei se morfondait seul dans sa chambre. Il était… frustré. Oui, vraiment frustré. C’était le mot du jour, ou plutôt de la semaine… ok, soyons honnête, du mois entier. Lucas rentrait tard, voire très tard sans prendre la peine de dîner en famille minimum deux jours par semaine, et cet état de fait horripilait leader de Neverland. Même son gang l’énervait ces temps-ci. Il était sur les nerfs, à cran, et savoir que Lucas passait le plus clair de son temps dans le camp adverse, avec ce crétin arrogant de Kyoichi Sôma lui donnait envie de balancer ses meubles contre le mur. Monopoliser Lucas de la sorte, c’était pas du jeu, contre les règles ! Ça ne lui laissait aucune chance de redresser la barre et il se rendait bien compte qu’il était à la traine dans la course au cœur (et au corps) de Lucas. Or Rei détestait perdre.

La seule bonne nouvelle, c’était que Sôma n’avait pas encore réussi à mettre Lucas dans son lit. Il ne sortait pas ensemble, à proprement parlé. Lucas et lui était « seulement » des amis très (beaucoup trop !) proches.

Les pensées sombres, Rei prit les clés de sa moto et annonça qu’il sortait prendre l’air.

- Ne rentre pas trop tard et…

La porte de l’entrée de la maison étouffa la fin des recommandations de sa mère. Le moteur rugissant dans les ruelles calmes du quartier citadin, il se mit à réfléchir rationnellement. Pourquoi avait-il cette obsession pour Lucas ? Et surtout pourquoi n’arrivait-il pas à l’avoir ? Auparavant toutes ses conquêtes tombaient comme des mouches lorsque Rei prenait deux minutes pour les brancher. Lucas quant à lui restait insaisissable. Était-ce parce qu’il était hors de portée que Rei n’arrivait pas à l’oublier ? Concrètement et d’un point de vue purement sexuel, ce n’était pas vraiment ça. S’il avait voulu le baiser il aurait pu s’immiscer dans la chambre du blond et le prendre de gré ou de force tous les jours s’il le voulait, ils habitaient ensemble ! Ça n’aurait pas été la première fois, ce genre de pratique n’était certes pas tellement sa tasse de thé, il lui arrivait parfois de péter un plomb. Bizarrement, aucune de ses victimes n’avaient jamais porté plainte. Pourquoi ne pouvait-il pas faire de même avec Lucas ? Une coucherie et ça serait fini ? Impossible. Le Français était trop faible. Rei ne voulait pas le briser, un Nanahara-sensei avait suffit. Ce que le Nippon voulait, c’était le faire plier et que Lucas se donne à lui de lui-même. Il voulait le gagner et non voler cette victoire en prenant son dû comme un voleur. Mais pourquoi Lucas ? Pourquoi lui et pas un autre ? Certes Lucas était indéniablement mignon, Européen en plus (Français par-dessus le marché) et il le narguait tous les jours en sortant de sa douche à demi nu. Une tentation quotidienne. Mais Rei savait que ce n’était pas que sa frustration sexuelle qui le mettait sur les nerfs. Ces derniers temps, même baiser Hiroki ne le satisfaisait plus. Il manquait… un petit quelque chose sans qu’il sache quoi exactement.

Rei arrêta sa moto au pied d’un immeuble et s’engouffra dans le bâtiment. S’il manquait un petit quelque chose dans sa relation sexuelle avec Hiroki, tant pis. Il avait besoin de se soulager et le garçon était toujours mieux que rien. Il ferait bien l’affaire… en attendant.

02:15 Écrit par Ein dans Pain melon | Lien permanent | Commentaires (0)

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